top of page
Fond parchemin_edited_edited.jpg

Origines mythiques d'Orba Fabula

Motif2_edited.png

L'Orba Fabula est un monde polythéiste où l'existence de la magie et les apparitions de réels miracles ont depuis longtemps forgés une forte croyance en l'existence des dieux. Ceux-ci sont les mêmes pour tout le monde bien que certaines contrées et civilisations fassent la part belle à telle ou telle divinité ou bien choisissent d'en ignorer certaines. Les noms de ces dieux varient également en fonction des continents, même si les conquêtes de l'ancien empire d'Occident ont en partie permis une harmonisation des patronymes d'un bout à l'autre du monde.

Hommes, Elfes et Nains ne révèrent pas les mêmes panthéons, mais croient tout de même en l'existence des dieux étrangers. Chacun révèrent les divinités à l'origine de sa propre création ainsi que ceux influençant véritablement leurs existences. Aux yeux des Elfes, les divinités naines et humaines sont vues principalement comme des êtres semi-divins à la légitimité contestable. Enfin, le panthéon humain n'est pas exclusif à cette espèce et certains de ses dieux s'exportent au sein d'autres peuples.

Cas particuliers, les divinités élémentaires (de première et de deuxième génération) sont révérées par tout le monde, même si là encore les Elfes les considèrent comme subalternes à leurs propres dieux. Les divinités apocalyptiques – aux origines diverses – peuvent également être vénérées par des membres de toutes les races.

Motif3.png
Motif4.png
Fond parchemin_edited_edited.jpg

I - La Théogonie

À l'origine était Nyx, incommensurable déesse du vide et des ténèbres. Était-elle née ou fut-elle toujours là ? Connu-t-elle d'autres univers avant l'Orba Fabula ? Nul mortel ne saurait le dire. En Nyx existait cependant déjà l'éther, principe de la magie dont émergea l'apeiron, le principe de la matière. Avec l'apeiron apparut aussitôt Alkron, et avec lui le temps et l'univers formé de son propre corps. Au cœur du gigantesque dieu, la rencontre des énergies de l'éther et de l'apeiron mena à l'apparition des quatre déesses élémentaires, qui prenaient alors la forme de grandes sphères.

En même temps que Berta apparut un froid puissant qui empli l’univers. La déesse était formée d'eau, mais elle n'avait alors que la forme de la glace. Gaïa, déesse de la terre, était un corps minéral solide qui n'était cependant pas encore habité par la vie. Solia était déjà une grande boule en fusion ; avec elle apparut la lumière et la chaleur mais cette dernière, cependant, repoussait à peine le froid environnant. Enfin, avec Vana naquirent le vent, les gazs et le son.

Chacune des déesses régnait sur son propre monde constitué de son propre corps, et bientôt des créatures purement élémentaires y naquirent et y évoluèrent. Les déesses se connaissaient et communiquaient entre elles mais, globalement, elles restaient éloignés les unes des autres et vaquaient à leurs propres occupations. De Nyx et d'Alkron, elles n'avaient quasiment aucune nouvelle, ces deux divinités les surpassant en dimension.

Avec le temps, des bribes éparses des déesses s'échappèrent d'elles-mêmes : poussières de sable de Gaïa, flocons de neige de Berta, flammèches de Solia et émanations gazeuses de Vana virevoltèrent dans l'univers et se rencontrèrent. Ces fusions engendraient de petites réactions sans conséquences, mais un jour vint où une singularité improbable eut lieu ; les quatre éléments se rejoignirent dans une partie oubliée de l'univers, emplie d'une facette particulièrement sombre de l'éther. De ce marasme émergea une créature que l'on nommerait un jour Drakaos, le grand dragon du chaos.

Drakaos se nourrit de l'éther et de l'apeiron croisant à sa portée, grossissant et gagnant en pouvoir. Lorsqu'il eut atteint une taille suffisante, il partit à travers l'univers et rencontra celles qui étaient indirectement ses quatre génitrices. Aucune, cependant, ne se montra particulièrement heureuse de découvrir cette sombre créature qui aspirait en elle tout ce qui passait à sa portée. En conséquence, Drakaos décida de s'emparer de tout l'univers. À l'aide de ses pouvoirs, il créa seul les douze titans primordiaux - six mâles et six femelles - qui, d'eux-mêmes, en engendreraient des milliers d'autres ainsi que diverses créatures telles que les cyclopes et les hécatonchires. Ses forces prêtent au combat, Drakaos passa à l'attaque.

Drakaos.png
Fond parchemin_edited_edited.jpg

II - La Titanomachie

Titanomachie.png

Les quatre déesses et leurs troupes de créatures élémentaires ne purent rien contre la fureur de Drakaos. Capturées, le dieu chaotique se força en chacune d'elles et les mis enceinte. Berta donna naissance à Pontanos, dieu des mers, et Thessia, déesse des eaux douces. Gaïa engendra Kerpan, dieu de la vie sauvage, et Asgitis, déesse de la flore. Solia mena au jour Sarhel, dieu des Enfers, et Anya, déesse du feu. Vana enfanta Tharan, dieu de la foudre, et Bélisama, déesse des unions. Craignant la puissance de ces dieux en devenir et sur lesquels il ne pouvait asseoir le même contrôle que sur les titans, Drakaos décida de les avaler dès la naissance et de les garder enfermés en son propre corps.

Drakaos continua de grandir, jusqu'au point où il devint menaçant même pour Alkron ; ce dernier rencontra alors le dieu et une trêve fut conclue. Alkron, cependant, n'avait aucune espèce de confiance en son opposant et chargea ainsi ses filles, les trois Lunes, de surveiller les frontières de l'univers. Moira, Norna et Parqua, dotées de puissants pouvoirs, avaient été engendrées avec Nyx.

Les quatre déesses élémentaires, pendant ce temps, demeuraient captives mais n'avaient pas dit leur dernier mot. Selon la mythologie humaine, elles trouvèrent un moyen d'unir leurs pouvoirs afin de créer Ollathair. Selon les Elfes, Ollathair existait déjà auparavant et survint tel un sauveur depuis l'espace. Quelle que soit la vérité, il s'avéra être le seul dont la puissance rivalisait avec celle de Drakaos.

Dans un premier temps, Ollathair usa de diplomatie mais n'obtint aucun résultat auprès de Drakaos. Il poussa néanmoins certains titans à se retirer du conflit. Par la suite, Ollathair créa les anges, ses serviteurs, et entreprit de libérer les déesses élémentaires. Le conflit qui s'ensuivit fut particulièrement violent mais le front s'enlisa. Finalement, les deux meneurs s'affrontèrent directement ; malgré tous ses efforts, Ollathair n'était pas encore suffisamment puissant pour abattre Drakaos. Il parvint cependant à l'entailler suffisamment profondément pour que ses enfants qu'il gardait enfermés en lui parviennent à s'extraire. Grâce à ce prompt renfort la situation s'inversa et, finalement, Drakaos et la majeure partie de ses légions titaniques furent abattus.

Fond parchemin_edited_edited.jpg

III - La Cosmogonie

La paix était revenue sur l'univers mais celui-ci était désormais peuplé de nombreuses divinités et créatures diverses. Au milieu de tout cela flottait, inerte, l'incommensurable carcasse de Drakaos qui emplissait une bonne partie de l'espace. Afin d'unir chacun dans la concorde, Ollathair ourdit le projet de créer un monde merveilleux à partir de cette dernière. Afin d'obtenir le meilleur de lui-même dans cette entreprise phénoménale, et de commander aux anges pour les mettre au travail sur plusieurs fronts, Ollathair décida de fractionner son propre être en quatorze entités distinctes, les Sephiroth, à la fois parts de lui-même et esprits singuliers possédant une identité propre et des spécialités. Les quatorze facettes d'Ollathair se mirent au travail et il leur fallut un certain temps pour y parvenir, de sept jours à sept millénaires, nul ne le sait exactement. Tout au long de cette période de création apparaissent successivement les divinités de seconde génération, ainsi que des créatures fantastiques. Ces naissances se font sous l'impulsion des autres dieux de l'univers, par des rencontres fortuites ou directement par les émanations de la magie.

Les Sephiroth débutèrent leur œuvre au cours du premier temps en offrant aux diverses divinités la domination de territoires qui leur seraient propres. Il fallut âprement négocier mais, finalement, chacun trouva sa place ; Gaïa recouvrit les récifs formés par les écailles de Drakaos, Pontanos venant combler les gouffres et Thessia les méandres. Afin de la tenir éloignée de ces derniers, la bouillonnante Anya fut placée au centre du monde. Vana recouvrit le monde d'atmosphère, tandis que Solia et les trois Lunes se mirent d'accord sur leurs trajectoires autour de la planète. Là où le Soleil ne chauffait régnait Berta, et son domaine s'avéra au final considérable. L'union de toutes ces puissances élémentaires entraînant la naissance d'un nouveau dieu, Ouros, maître des montagnes.

Au cours du second temps les facettes d'Ollathair usèrent de leurs chants divins pour « tailler » le monde et le façonner, engendrant les montagnes, les plaines, les mers et toutes les particularités géographiques terrestres.

Au troisième temps les Sephiroth regroupèrent et filtrèrent les eaux dont la fragile alliance avec les pouvoirs de Gaïa fut en mesure de donner la vie. Les facettes insufflèrent cette essence vitale et c'est ainsi qu’apparut la vie végétale sous toutes ses formes. C'est à ce moment là que les Sephiroth firent pousser le Grand Arbre, véritable colonne vertébrale de l'œuvre, dont les racines enserrent les sous-sols tandis que les cimes supportent la voûte céleste.

Lors du quatrième temps, les facettes invitèrent les divinités et créatures de l'univers à s'installer en Orba Fabula et mirent en ordre le monde : les places et cycles du soleil et des lunes furent définis, les nouvelles divinités élémentaires virent leurs domaines être clairement démarqués, les créatures de l'univers obtinrent des territoires. Par tirage au sort, la domination des territoires ainsi formés fut départagée : à Kerpan la terre, à Sarhel l'inframonde, à Tharan les cieux. Enfin, il fallut entraver aux Enfers les titans primordiaux, trop puissants pour mourir. Le monde lui-même fut placé sur les épaules de l'un d'eux, Arax, afin d'être stabilisé.

C'est ensuite au cinquième temps que les Sephiroth engendrèrent le règne animal et de nombreuses espèces, établissant l'ordre naturel des choses quant à leur survie (L'existence de toutes les créatures n'est cependant pas de leur fait, bon nombre apparaissant plus tard – ou avant – sous l'impulsion d'autres divinités). Les géantsgnomeslicornesnymphesfées et autres lutins apparurent également à cette époque.

Le sixième temps voit finalement la réalisation de la grande œuvre d'Ollathair avec la naissance des Elfes, race amenée à devenir la gardienne du monde. Enfin, au septième temps, les facettes d'Ollathair se reposèrent : leur œuvre était achevée et l'Orba Fabula terminée.

Orba Fabula Création.png
bottom of page